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Une deuxième enquête confirme le rôle incontournable des représentant·e·s des travailleur·euse·s

Une deuxième enquête confirme le rôle incontournable des représentant·e·s des travailleur·euse·s

Réalisée en mai-juin 2025, l'enquête menée par RISE CSC, FGTB et l'asbl FAST de SYNOVA a recueilli l’avis de 348 représentant·e·s syndicaux·ales réparti·e·s dans 273 entreprises wallonnes de plus de 50 travailleur·euse·s.

Publié le 02/07/2026
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L’objectif de cette enquête était d’analyser la place qui est faite aux questions d’environnement et de mobilité dans la concertation sociale, d’identifier les obstacles et les leviers et de mettre les résultats en perspective avec ceux d’une enquête similaire menée en 2017. Il en ressort que les discussions en entreprise en lien avec l'environnement portent aujourd’hui principalement sur la gestion des déchets, la transition énergétique et les achats durables, tandis que les thèmes du bruit et de la pollution sont moins présents qu'en 2017. 

Concernant la mobilité, les trois thèmes principaux abordés sont la mobilité active (vélo, marche, etc.), la voiture électrique et l'accessibilité du lieu de travail. L'approche de la mobilité est davantage pragmatique car il existe des solutions concrètes et mesurables. Le covoiturage est compris comme une solution économique, mais reste difficile à mettre en œuvre. 

Le CPPT (Comité pour la Prévention et la Protection au Travail) reste le cœur de la concertation en matière d’environnement et de mobilité. Toutefois, l’enquête met en évidence une diversification des espaces de dialogue, avec un renforcement marqué du rôle du CE (Conseil d’Entreprise), particulièrement sur les questions de mobilité, sans doute grâce à l’enquête fédérale trisannuelle obligatoire. 

Ces thématiques sont abordées, le plus souvent, de manière ponctuelle. Disposer d'une personne en charge de ces questions augmente la fréquence des discussions. Il serait utile de fixer des repères temporels formels dans la législation pour obliger l'employeur·euse à aborder ces sujets au moins une fois par trimestre.

Si la législation et l’image de marque restent les deux premiers leviers d’action en matière d’environnement, l'influence de la politique du groupe et la volonté de faire des économies ont significativement pris de l’ampleur en 2025. Cela indique que la concertation sur l’environnement et la mobilité est désormais davantage perçue comme une obligation réglementaire et stratégique. Cependant, bien que le rôle des représentant·e·s des travailleur·euse·s soit classé derrière les facteurs externes et légaux, la « pression » syndicale reste un facteur clé. 

Cité par près de 20% des répondants, l'impact des accidents environnementaux montre que ce type d’événement négatif joue aussi un rôle de déclencheur qui force à prendre le sujet en compte. 

Les principaux obstacles pointés par cette enquête sont le manque d’intérêt des travailleur·euse·s, qui considèrent les thématiques environnementales et de mobilité comme moins urgentes que d’autres préoccupations sociales ou économiques, ainsi que le manque d’engagement de la direction. 

Pourtant, 85 % des délégué·e·s jugent l’environnement et 87 % la mobilité “importants” ou très importants, un chiffre légèrement inférieur aux 90 % de 2017. Ces données témoignent clairement d'une prise de conscience collective forte des enjeux environnementaux dans le monde du travail. 

Les priorités identifiées en 2025 montrent que les délégué·e·s syndicaux·ales ciblent des actions concrètes, opérationnelles et directement applicables en entreprise sur ces matières : gestion de l’énergie et des déchets pour l’environnement, aménagement de parkings et promotion des modes de déplacement actifs (dont l’usage a augmenté, passant de 29% à 55,55%). 

Au rayon des nouveautés pointées par cette enquête, on note la prise en compte de la santé en lien avec les préoccupations environnementales dans l’entreprise. Ou encore, a contrario, la mise à l’écart relative de certains thèmes plus complexes ou systémiques, comme la biodiversité ou la relocalisation des activités, ce qui met en évidence le besoin d'outils, de formations et d'accompagnement pour élargir le champ d'intervention syndicale en matière d'environnement. 

La formation, la mise en réseau et le soutien de l'action syndicale en matière d'environnement et de mobilité au sein de l'entreprise est primordial. Les éléments de l’enquête démontrent l’importance du travail de formation et d’éducation permanente réalisé par les cellules FAST et RISE des syndicats SYNOVA, FGTB et CSC en matière d’environnement.

Pour plus de précisions, vous trouverez l’analyse complète de l’enquête et la présentation des résultats ci-dessous.


Analyse enquête RISE FAST 2025 - présentation

Enquête concertation environnement mobilité RISE - FAST 2025

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