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Mobilité : ce qui change en 2026

Mobilité : ce qui change en 2026

Indemnité vélo, tarifs des transports en commun, indemnité de covoiturage, budget mobilité : coup de projecteur sur les nouveautés 2026.

Publié le 12/02/2026
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Indemnité vélo

Depuis le 1er janvier 2026, l’indemnité vélo pour les travailleurs qui se rendent sur leur lieu de travail à vélo est exonérée fiscalement jusqu’à 0,37 /km avec un plafond de 3700 €/an

Ce montant est le maximum exonéré. Toutefois, beaucoup d’entreprises octroient encore un montant plus bas selon la commission paritaire dont elles relèvent. Si rien n’est prévu dans votre secteur, depuis  le 1er mai 2023, c’est la CCT 164 qui s’applique, avec un montant de 0,30 €/km pour 2026.

SNCB

La SNCB a revu en profondeur son système de prix pour les tickets pour encourager les déplacements en heures creuses et les week-ends.

Depuis le 1er février 2026, l’augmentation pour les billets correspond à 2,14% et celle pour les abonnements à 2,6% (temps plein, mi-temps, flex ou encore unlimited). Il n'y aura pas d'indexation sur le tarif de la nouvelle carte avantage Train+, le supplément animal de compagnie et le supplément vélo.

Deux nouveautés pour les abonnements :

- Une diminution du prix est effective pour les abonnements au-delà de 120 km. Pour tous ces voyageurs, la distance tarifaire maximale est réduite à 120 km au lieu de 150 km, entraînant de ce fait une baisse du prix maximum des abonnements de 16 %. ​

Autre changement pour les grands utilisateurs du train : l'intervention de l'Etat de 20% dans le cadre du tiers payant  n’ est plus d'application sur les abonnements unlimited.

Pour rappel, pour les travailleurs qui ne bénéficient pas du tiers-payant (80/20), la nouvelle convention collective de travail signée par le Conseil National du Travail le 8 avril 2024 indique que les employeurs doivent rembourser au moins 71,8% de l’abonnement train.

TEC

Depuis ce 1er février 2026, le TEC a simplifié sa grille tarifaire pour préparer l’arrivée du paiement par carte bancaire, avec un changement majeur au programme : la suppression des zones tarifaires. De ce fait, l’abonnement Next et Horizon sont supprimés et remplacés par l’abonnement CLASSIC.

 TITRES UNITAIRES - Tarifs à partir de février 2026

Type de titre

Unitaire

Unitaire

Multi

Niveau de service

1 voyage

1 jour

Multi6

CLASSIC

2,8 €

6,0 €

13,4 €

EXPRESS

5,5 €

11,0 €

26,4 €

 

ABONNEMENTS - Tarifs à partir de février 2026

Abonnements

Tranche d'âge

1 MOIS

12 MOIS

CLASSIC

12-17

12,5 €

150,0 €

CLASSIC

25-64

42,0 €

420,0 €

EXPRESS

12-17

27,0 €

324,0 €

EXPRESS

25-64

71,0 €

710,0 €

  Ce qui ne change pas :

  • Les 18-24 ans, 65+ ainsi que les BIM auront toujours accès à un abonnement annuel Express à 12 €.
  • L'abonnement annuel EXPRESS restera gratuit pour les 6-11 ans et pour les personnes 65+ ayant le statut BIM.
  • Le supplément par ticket unitaire acheté à bord sera toujours fixé à +0,50 €/voyage.
  • Le supplément de 0,30 € restera d'application sur les tickets unitaires achetés sur cartes jetables.

Covoiturage

Certains employeurs octroient une indemnité de transport collectif organisé à leurs covoitureurs, lorsque le covoiturage est organisé par l’entreprise. Celle-ci peut être exonérée jusqu’à la valeur d’un abonnement SNCB 1re classe pour la distance parcourue. Ce plafond est donc relevé de 2,6 % depuis le 1er février 2026..

La déductibilité est de 100% dans le chef de l’employeur.

Pour les travailleurs qui choisissent la déduction forfaitaire des frais professionnels, ils peuvent exonérer leur indemnité domicile-travail jusqu’à 100%. Le plafond d’exonération est calculé sur base du prix de l’abonnement de train mensuel 1re classe pour la distance covoiturée, divisé par 20 pour revenir à une base journalière, puis multiplié par le nombre de jours de covoiturage.

Véhicule privé

Dans le cas où le travailleur perçoit une indemnité pour son déplacement domicile-travail par ses moyens propres et qu’il choisit les frais professionnels forfaitaires, une partie de cette indemnité est exonérée d’impôt.

En 2025, ces indemnités sont exonérées sur les 500 premiers euros. Nous n’avons pas encore le montant pour 2026, mais il sera probablement un peu augmenté.

Cette exonération peut s’appliquer sur l’ATN (Avantage Toute Nature) de la voiture de société également.

Les émissions de référence pour 2026 sont connues : 70 pour l'essence, LPG etc. et 58 pour le diesel. Le minimum est lui remonté à 1 690 €/an.

Si l'on choisit le système des frais réels, le travailleur peut déduire 15 cents/km de sa base imposable, peu importe les indemnités perçues.

La loi pour le verdissement social et fiscal des flottes a introduit une limite à ces frais réels. Si votre véhicule a été acheté avant 2023, vous continuez à bénéficier du système de façon inchangée. A partir de cette date, les véhicules émettant du CO2 seront progressivement réduits : 50 % en 2026 (exercice fiscal 2027) ; 25 % en 2027 (ex. 2028) ; 0 % à partir de 2028 (ex. 2029).

Et pour les véhicules achetés en 2026, seul l'électrique comptera encore : tous les kilomètres réalisés avec des véhicules émissifs ne seront pas pris en compte.

Budget mobilité            

En ce qui concerne le budget mobilité, quelques modifications sont déjà d'application dès 2026, prévues depuis plusieurs années dans la loi pour le verdissement social et fiscal des flottes.

  • Les véhicules choisis dans le pilier 1 doivent être zéro émissions.
  • Dans le pilier 2 : les motos, scooter, quadricycles doivent être électriques de même que les véhicules utilisés pour le covoiturage, l'autopartage et les voitures avec chauffeur.

Les montants plancher et plafond annuels sont par ailleurs indexés : minimum 3233 € et maximum 17 244 €.

L’avant-projet de loi modifiant certaines dispositions relatives au budget mobilité a été approuvé par le Conseil des Ministres en janvier dernier. Maintenant l’avis est demandé aux partenaires sociaux (CNT/CCE) avant que les textes soient soumis au Parlement.

Le budget mobilité n’est possible que si des voitures de société sont proposées depuis au moins 36 mois au sein de l’entreprise.

L’obligation d’offrir un budget de mobilité sera phasée :

-          Plus de 50 employés : obligation au 01/01/2027

-          Entre 15 et 50 employés : obligation à partir du 01/01/2028

-          Moins de 15 employés : aucune obligation, mais la possibilité

-          Faillite ou lancement de procédures de licenciement collectif : aucune obligation

-          L'offre peut être limitée au pilier 1 s'il existe des raisons légitimes, telles que des exigences pour le poste ou des « intérêts légitimes de l'entreprise » (un concept que nous jugeons trop vague)

 

Télétravail                                                           

Le télétravail n’est pas une mesure de mobilité en tant que telle mais, en évitant les déplacements inutiles, il contribue à une meilleure qualité de vie à la condition qu’il soit structurel et encadré juridiquement. 

Pour rappel : la convention collective de travail n°149, fixée par le Conseil National du Travail (CNT) le 26 janvier 2021 est destinée aux entreprises qui, en date du 1er janvier 2021, n’avaient pas encore signé d’accord en concertation sociale sur la pratique du télétravail structurel ou occasionnel.

Pour soutenir le télétravail, plusieurs indemnités peuvent être octroyées par l’employeur. Les forfaits repris ci-après sont en général admis par le fisc et l’ONSS.  Ils peuvent éventuellement se cumuler s’ils ne sont pas redondants (et que l’on peut en apporter la preuve). A noter qu’ils n’ont pas été indexés depuis 2020.

 Ces différentes indemnités s’élèvent à : 

- Indemnité de bureau : 157,83 €/mois. Il s’agit du maximum que l’employeur peut octroyer sans être imposé. Il n’y pas d’obligation d’intervenir et encore moins sur le montant que doit proposer l’employeur. En général, si une indemnité est proposée (souvent plutôt entre 50 et 100€ par mois), ce sera précisé dans l’avenant au contrat qui régit le télétravail. Ça pourrait aussi être une convention au niveau de l’entreprise.

- Utilisation à des fins professionnelles d'une connexion et d'un abonnement internet privés : 20 €/mois.

- Utilisation à des fins professionnelles d’un ordinateur privé : 20 €/mois.

- Utilisation à des fins professionnelles d’un deuxième écran d'ordinateur, d'une imprimante et/ou d'un scanner propres sans ordinateur privé : 5 €/mois par appareil – max. 10 €/mois.

 

 Besoin d’aide ? Contactez les cellules mobilité :

- Pour la CSC : veronique.thirifays@fecasbl.be 

- Pour la FGTB:  julie.rigo@cepag.be

                               


 

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