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Aller travailler à vélo : plus de bien-être et moins d’arrêts maladie

Aller travailler à vélo : plus de bien-être et moins d’arrêts maladie

Le 3 juin, c’est la journée mondiale du vélo ! Et si pédaler pour aller au travail permettait de se sentir mieux et d’être moins souvent malade ? C’est ce que confirme une vaste étude finlandaise menée par l’Institut pour la santé et le bien-être et l’Institut de santé au travail.

Publié le 28/05/2026
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En suivant plus de 28 000 travailleurs du secteur public sur une période de deux ans, les chercheurs ont constaté que les personnes se rendant régulièrement à vélo au travail avaient en moyenne 4,5 jours d’arrêt maladie en moins par an que celles utilisant la voiture ou les transports en commun.

Ces résultats ont été confirmés de longue date par une étude longitudinale menée à Cambridge (Royaume-Uni) par Mytton, Panter et Ogilvie (2015). Les chercheurs y démontrent que les personnes qui maintiennent leurs trajets domicile-travail à vélo sur la durée présentent en moyenne jusque 2 jours en moins d’absences maladie même en tenant compte de leur état de santé initial.

L’étude met également en évidence une amélioration du bien-être mental chez les cyclistes, contrairement à ceux qui se déplacent en voiture. Autrement dit, pédaler chaque jour pour aller travailler ne réduit pas seulement les arrêts maladie, mais contribue aussi à un meilleur équilibre psychologique.

Le vélo, un allié concret pour la santé des travailleurs

Les résultats de l’étude finlandaise montrent que les salariés parcourant environ 61 km par semaine à vélo (soit 6 à 7 trajets domicile-travail de 5 km) présentaient 8 à 12 % de jours d’absence en moins et 18 % de longues absences (plus de 10 jours) en moins que les autres. À l’échelle de 100 travailleurs, cela représente jusqu’à 450 jours d’absence évités chaque année !

Ces effets s’expliquent simplement : le vélo introduit une activité physique régulière et modérée dans la routine quotidienne, améliore la condition cardiovasculaire et renforce la résistance générale aux maladies. Contrairement aux trajets passifs en voiture, le vélo stimule le corps, réduit le stress et permet d’entretenir une meilleure forme tout au long de l’année.

Une étude qui conforte les politiques de mobilité active

Ces conclusions rejoignent de nombreuses études européennes : le “vélotaf” (le fait d’aller travailler à vélo) est bon pour la santé physique, mentale et économique. En plus de réduire le risque de maladies chroniques, il diminue les coûts liés à l’absentéisme et améliore la productivité.

Pour les employeurs comme pour les syndicats, encourager le vélo au quotidien, c’est donc investir dans la santé des travailleurs. En Belgique, où le coût de l’absentéisme avoisine plusieurs milliards d’euros par an, encourager la mobilité active représente un investissement social rentable.

Un enjeu syndical et social

Du point de vue syndical, ces résultats rappellent que la santé au travail ne se limite pas à la prévention des risques, mais passe aussi par la promotion d’un mode de vie sain et actif. Soutenir l’installation de parkings vélos sécurisés, de douches, ou encore la mise en place d’indemnités vélo attractives, c’est défendre le droit à une meilleure santé, à moins de stress et à un meilleur équilibre de vie.

Et cerise sur le gâteau, soutenir la mobilité active permet aussi de défendre le pouvoir d’achat des travailleurs. Le vélo est un mode de transport bon marché, bien remboursé pour les trajets domicile-travail grâce à l’indemnité vélo, devenue obligatoire dans le secteur privé depuis mai 2023. Et moins de maladies contribue à limiter les pertes de revenu liée aux arrêts prolongés.

Chaque coup de pédale, c’est un jour de maladie évité, une meilleure santé et un esprit plus serein.

 

Sources :

 

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