Elle est exonérée d’impôt jusqu’à
0,36 €/km pour 2025 et à 0.37 €/km pour 2026[1].
Pour encourager les employeurs à suivre ce mouvement et à augmenter
volontairement le montant octroyé à leurs travailleurs, le gouvernement a
instauré un crédit d’impôt temporaire. Concrètement, cette mesure permet aux
entreprises qui améliorent l’indemnité vélo de récupérer une partie du coût
supplémentaire sous forme d’allègement fiscal.
Ce crédit d’impôt s’applique
uniquement aux trajets domicile-lieu de travail effectués à vélo entre le 1er
janvier 2024 et le 31 décembre 2026. L’objectif est clair : compenser l’effort
consenti par les employeurs et encourager un maximum de travailleurs à
enfourcher leur vélo.
En simplifiant, le montant du
crédit d’impôt se calcule sur base de la différence, limitée à 0.05 €, entre :
Il faut ensuite multiplier ce résultat
(limité à 0.05 € s’il est supérieur) par le nombre de kilomètres pour lesquels
l’indemnité kilométrique vélo est accordée.
Pour les modalités exactes de
calcul, il est conseillé de se référer à la circulaire fiscale et à l’Arrêté
Royal, qui comporte des exemples très utiles (liens en fin d’article) car les
dispositions sont complexes.
Pour que l’employeur puisse
bénéficier du crédit d’impôt, l'augmentation de l’indemnité vélo doit se faire soit
par une CCT, ou via le règlement de travail ou un contrat de travail individuel
et sans limitation dans le temps.
A partir de 2028, la mise en
œuvre de la taxe carbone européenne (ETS2) devrait se répercuter sur les
factures de carburant des ménages utilisant des énergies fossiles pour se
déplacer, avec une hausse estimée à 0,16 €/litre. Une raison de plus pour
anticiper et miser sur la mobilité durable.
L’augmentation peut être décidée
au niveau de l’entreprise, mais aussi via une convention collective sectorielle
(CCT). Si une CCT sectorielle prévoit une hausse de l’indemnité vélo, elle
ouvre également le droit au crédit d’impôt pour les employeurs concernés. Il
est donc important de vérifier ce qui a été négocié dans votre secteur,
notamment dans les accords 2023-2024 et 2025-2026. Attention cependant : en
principe[2],
cette mesure ne peut pas être cumulée avec le crédit d’impôt déjà existant pour
la CCT n°164, qui a généralisé l’indemnité vélo obligatoire depuis mai 2023.
Même temporaire, ce crédit
d’impôt constitue un levier concret pour promouvoir la mobilité active. Les
délégués syndicaux peuvent encourager les entreprises à s’en saisir, négocier
une indemnité plus élevée qui ne coûte rien de plus à l’employeur et informer
les travailleurs de leurs droits. En pratique, le crédit d’impôt se demande
directement dans la déclaration fiscale de l’employeur. Une mesure
gagnant-gagnant : plus de vélo, moins de pollution et une reconnaissance
financière des efforts collectifs pour une mobilité durable.
Sources :
MyMinfin
(circulaire de l'administration fiscale sur ce crédit d’impôt)
[1] Il
existe aussi un plafond annuel : 3.500 €/an pour l’exercice fiscal 2025 portant
sur les revenus 2024, 3.610 € par an pour l’exercice fiscal 2026 portant sur
les revenus 2025. Et 3700 €/an pour
l’exercice fiscal 2027 portant sur les revenus 2026.
[2] Pour
les kilomètres parcourus en 2024, outre le crédit d'impôt pour l'augmentation
facultative de l'indemnité kilométrique vélo, le crédit d'impôt pour
l'indemnité kilométrique vélo octroyée en application de la CCT n° 164 peut
également s'appliquer.