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Article : Aller travailler à vélo : plus de
bien-être et moins d’arrêts maladie
Et
si pédaler pour aller au travail permettait de se sentir mieux et
d’être moins souvent malade ? C’est ce que confirme une vaste
étude finlandaise menée par l’Institut pour la santé et le
bien-être et l’Institut de santé au travail.
En
suivant plus de 28 000 travailleurs du secteur public sur une
période de deux ans, les chercheurs ont constaté que les
personnes se rendant régulièrement à vélo au travail avaient en
moyenne 4,5 jours d’arrêt maladie en moins par an que celles
utilisant la voiture ou les transports en commun.
Ces
résultats ont été confirmés de longue date par une étude
longitudinale menée à Cambridge (Royaume-Uni) par Mytton, Panter
et Ogilvie (2015). Les chercheurs y démontrent que les personnes
qui maintiennent leurs trajets domicile-travail à vélo sur la durée
présentent en moyenne jusque 2 jours en moins d’absences maladie
même en tenant compte de leur état de santé initial.
L’étude
met également en évidence une amélioration du bien-être mental
chez les cyclistes, contrairement à ceux qui se déplacent en
voiture. Autrement dit, pédaler chaque jour pour aller travailler
ne réduit pas seulement les arrêts maladie, mais contribue aussi
à un meilleur équilibre psychologique.
Le vélo, un allié concret pour la santé des
travailleurs
Les
résultats de l’étude finlandaise montrent que les salariés
parcourant environ 61 km par semaine à vélo (soit 6 à 7 trajets
domicile-travail de 5 km) présentaient 8 à 12 % de jours
d’absence en moins et 18 % de longues absences (plus de 10 jours)
en moins que les autres. À l’échelle de 100 travailleurs, cela
représente jusqu’à 450 jours d’absence évités chaque année !
Ces
effets s’expliquent simplement : le vélo introduit une activité
physique régulière et modérée dans la routine quotidienne,
améliore la condition cardiovasculaire et renforce la résistance
générale aux maladies. Contrairement aux trajets passifs en voiture,
le vélo stimule le corps, réduit le stress et permet d’entretenir
une meilleure forme tout au long de l’année.
Une étude qui conforte les politiques de
mobilité active
Ces
conclusions rejoignent de nombreuses études européennes : le
“vélotaf” (le fait d’aller travailler à vélo) est bon pour la
santé physique, mentale et économique. En plus de réduire le
risque de maladies chroniques, il diminue les coûts liés à
l’absentéisme et améliore la productivité.
Pour
les employeurs comme pour les syndicats, encourager le vélo au
quotidien, c’est donc investir dans la santé des travailleurs. En
Belgique, où le coût de l’absentéisme avoisine plusieurs
milliards d’euros par an, encourager la mobilité active représente
un investissement social rentable.
Un enjeu syndical et social
Du
point de vue syndical, ces résultats rappellent que la santé au
travail ne se limite pas à la prévention des risques, mais passe
aussi par la promotion d’un mode de vie sain et actif. Soutenir
l’installation de parkings vélos sécurisés, de douches, ou encore
la mise en place d’indemnités vélo attractives, c’est défendre le
droit à une meilleure santé, à moins de stress et à un meilleur
équilibre de vie.
Et
cerise sur le gâteau, soutenir la mobilité active permet aussi de
défendre le pouvoir d’achat des travailleurs. Le vélo est un mode
de transport bon marché, bien remboursé pour les trajets
domicile-travail grâce à l’indemnité vélo, devenue obligatoire
dans le secteur privé depuis mai 2023. Et moins de maladies
contribue à limiter les pertes de revenu liée aux arrêts
prolongés.
Chaque
coup de pédale, c’est un jour de maladie évité, une meilleure
santé et un esprit plus serein.
Sources :
Au
boulot à vélo : tous les bienfaits du vélotaf pour la santé -
RTBF Actus
Associations
Between Active Commuting and Sickness Absence in Finnish Public
Sector Cohort of 28 485 Employees - Kalliolahti - 2024 -
Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports - Wiley
Online Library
L’impact
du vélo sur la santé, le climat et l’économie en Belgique
Longitudinal
associations of active commuting with wellbeing and sickness
absence - ScienceDirect
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